15.09.2010

Stage de Calligraphie arabe avec Ghani Alani

Ce week-end du 11-12 septembre, a eu lieu le stage de calligraphie arabe en présence de Ghani Alani organisé par Nasma Al'amir.

La maison du dialogue interreligieux de L'Arzillier nous a vu débarquer avec nos envies et nos sens prêts à la tâche sous un soleil automnale illuminant tout le bassin lémanique.

Voici quelques images:

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31.08.2010

Stage de Calligraphie arabe avec Ghani Alani

Stage de Calligraphie arabe ouvert à tous!
Sous l'égide du calligraphe Ghani 'Alani
(plus à lire ici)
Samedi 11 et Dimanche 12 Septembre 2010

à la maison de l'Arzilier à Lausanne.
Horaire 9h00 à 17h00
Le prix est de 250.-
organisé par 
Nasma Al'Amir
inscription auprès de Nasma (par courriel)
nasmayana@yahoo.fr 
021 320 31 87 ou 079 317 84 8 7

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L'année passée, Nasma Al'Amir a invité Ghani 'Alani à venir faire découvrir son art: la calligraphie arabe. L'assemblée se composait d'une vingtaine de personnes aux attentes différentes. Qu'on possède la langue arabe, qu'on ait des notions ou que l'on participe en artiste, en curieux ou en amoureux du trait, ce stage nous a fait découvrir à tous un homme généreux et lumineux, un art aux mille facettes, mouvant et émouvant.
Ce week-end 2009 aura, avec les premiers rayons du soleil, réchauffé nos coeurs, nos âmes, notre inspirations et nos aspirations.
J'avais hâte que Nasma me confirme la nouvelle venue de Ghani!
Et je suis heureuse de pouvoir l'annoncer pour cet été 2010!
Ma'a Salâam

30.05.2010

La Visite de Petite Mort – Chapeau Rond Rouge

CROWTHER_PetiteMort.jpgDouce amie

paru dans le quotidien 24Heures le 1 juin 2004.

Kitty Crowther, La Visite de la petite mort, Pastel, 33pp.

Ce petit livre, aux illustration sensibles et sobres, nous raconte sur un ton empreint de tendresse l'histoire de la Mort, approchée ici au fil de son dur labeur. La pauvre ne voit en effet que la tristesse et le regret sur le visage de ceux qu'elle emmène, jusqu'au jour où elle rencontre Elsewise, qui s'exclame contre toute attente: « Enfin vous êtes là! » De fait, la fillette ne voit pas la mort comme les autres enfants de son âge, trop désireuse qu'elle est d'en finir avec sa maladie. C'est ainsi qu'Elsewise devient un ange pour ne pas être séparée de son amie. D'un sujet pour le moins délicat, l'auteur tire une histoire superbe à lire au chevet des plus petits.

Sophie Kuffer

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PENNART_ChapeauRond.jpgLoup y es-tu?

paru dans le quotidien 24Heures le 1 juin 2004.

Geoffroy de Pennart, Chapeau rond rouge, Kaléidoscope, l'école des loisirs, 39 pp.

L'histoire de Chapeau rond rouge revisite le célèbre conte d'un ton vif et comique. Chapeau rond rouge s'en va donc, un jour, porter deux galettes et un petit pot de beurre à sa mère-grand. Evitant la forêt où rôde le loup, qui rencontre-t-elle piquant un somme à l'ombre d'une meule de foin? Si vous n'avez pas deviné, ce n'est pas faute d'imagination puisque c'est encore le loup de l'autre histoire! Or, malgré sa terrible réputation, Chapeau rond rouge ne le reconnaît pas, le prenant pour un gros chien! A partir de ce malentendu, l'intrigue se noue pour mieux se dénouer quelques pages plus loin dans des circonstances aussi drôles qu'éloignées de la version originale…

Sophie Kuffer

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24.05.2010

Suzanne Fisher Staple - Haveli

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Fille du vent

paru dans le quotidien 24Heures le 20 avril 2004.

Suzanne Fisher Staples, "Haveli", coll. Folio Junior, Gallimard-Jeunesse, 2004, 364pp.

Au Pakistan, les femmes n'ont que peu de droits sur leur propre existence. De leur père l'autorité passe à leur mari, et cela très jeune. C'est le cas de Shabanu, l'héroïne de Haveli, qui à l'âge de 13 ans, épouse Rahim, chef de clan et propriétaire terrien de quarante ans son aîné. Elle devient ainsi sa quatrième épouse et subit la jalousie et les méchancetés des femmes dont il s'est lassé. Rapidement, Shabanu apprend la méfiance et la ruse pour mieux défendre son avenir et celui de sa fille Mumtaz. Son rêve de liberté est symbolisé par la haveli, maison familiale de Rahim qui se trouve à Lahore, loin de la mesquinerie des autres épouses. Là, elle prévoit de faire étudier sa fille. Malgré sa volonté de paix, Shabanu est rattrapée par la violence. A Lahore, elle tombe amoureuse d'Omar, mais et forcée de cacher ses sentiments car cet amour est impossible. Comme sa seule amie Zabo doit épouser un demeuré et sombre dans le désespoir, Shabanu tente de l'aider, mais ses efforts sont vains, et toutes deux se retrouvent au centre d'un conflit terrible entre les hommes de leur clan. Cupidité, femmes et goût du pouvoir attisent la haine entre ceux-ci.

L'histoire de ces femmes nous fait découvrir un monde secret qui fascine par le charme de ses personnages et la force avec laquelle elles affrontent la violence de leur existence. Suzanne Fisher Stapler signe avec Haveli le deuxième volume de l'aventure de Shabanu, qui s'adresse aux jeunes lecteurs à partir de 12 ans.

Sophie Kuffer

 

Michel Lamy – La Photosynthèse du Chat

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Notre terre à réparer

paru dans le quotidien 24Heures le 10 février 2004.

Michel lamy, La Photosynthèse du chant, ou l'écologie expliquée à ma fille, Editions Le Pommier, 238pp.

Qu'est-ce que l'écologie? Notre santé est-elle mise en danger lorsque nous respirons, buvons ou mangeons? La Terre est-elle malade et qu'allons-nous faire? C'est à ces questions que Michel Lamy répond dans La Photosynthèse du chat.

Destiné aux jeunes à partir de 14 ans et à ceux qui ont envie d'apprendre, ce livre est une source d'informations sur tout se qui se cache derrière le mot écologie. Sa structure permet de bien comprendre ce dont il est question et en facilite la lecture. Après avoir défini l'écologie comme une science et une philosophie, l'auteur nous explique les différences entre « écologues », scientifiques étudiant l'écologie et « écologistes », partisans de la doctrine philosophico-politique – tout cela aidant à comprendre ce qui se passe dans notre société.

L'Homme est au centre du problème: c'est à cause de la révolution industrielle que nous avons modifié l'environnement dans lequel nous vivions pour construire le monde actuel, cause de tant de nouvelles préoccupations. Michel Lamy aborde des questions importantes en considérant la direction que prend notre avenir: l'air des villes et ses nouvelles maladies, le tabac et sa pollution, l'amiante, l'eau et la nourriture… tout ce qui devient source d'inquiétudes. Non content de traiter ces points, l'auteur tente aussi d'y trouver des solutions. À nous ensuite de partir en croisade pour réparer la terre…

Sophie Kuffer

 

Ma Yan – Ma Yan qui voulait aller à l'école

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Dure, douce, la Chine

paru dans le quotidien 24Heures le 20 janvier 2004.

Ma Yan (avec la collaboration de Pierre Haski), Ma Yan qui voulait aller à l'école, ill. Elène Usdin, Ramsay Jeunesse, 2003, 119pp.

Dans la province de Ningxia, en Chine, la vie ressemble à celle des paysans de nos campagnes au début du XIXe siècle. C'est dans ces conditions que vivent Ma Yan, ses paretns et ses deux frères. Là-bas, les filles ne terminent que rarement leurs études, car leurs parents, trop pauvres pour les leur payer, privilégient leurs frères et les retirent de l'école pour qu'elles aident à la maison. C'est le cas de Ma Yan qui raconte son histoire à travers son journal. Elle décrit les difficultés de sa famille, les souffrances de la faim, la vie à l'école de Yuwang, son village de Zhang Jia Shu et son désir de réussir pour récompenser les sacrifices de ses parents.

Son journal a été rapporté par un journaliste français à qui la mère de Ma Yan l'a confié. Le lecteur entre 8 et 88 ans y découvrira l'histoire d'une Chinoise du XXIe siècle, quatorze doubles pages remplies d'informations sur la vie en Chine d'aujourd'hui et d'hier, la vie de la minorité Hui, la condition des filles dans une société qui n'évolue que très peu, ralentie par une pauvreté et un isolement affolants, le système scolaire et ses injustices, ou encore l'organisation de la maison autour du lit familial, le kang. Grâce au journal de Ma Yan, ce livre révèle les duretés et les joies de la vie d'une jeune Chinoise, diffcultés qu'on croirait d'un autre siècle et qui pourtant subsistent à notre époque. De quoi réfléchir…

Sophie Kuffer

 

23.05.2010

Brigitte Smadja – "Il faut sauver Saïd"

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Saïd entre deux mondes

paru dans le quotidien 24Heures le 29 octobre 2003.

Brigitte Smadja, Il faut sauver Saïd, coll. Neuf, L'école des loisirs, 2003, 93pp.

Quand Saïd a quitté le CM2, il se sentait grand. Depuis, il est entré au collège Camille-Claudel, et se trouve tout petit face à la masse des 1200 élèves. Il décide alors d'écrire chaque mois une rédaction « juste pour se souvenir ». C'est donc à travers son journal que nous pénétrons dans l'univers clos d'une cité de banlieue aux alentours de Paris.

En octobre, le bruit empêche Saïd de se concentrer, car sa classe s'efforce de pousser à bout son professeur, Madame Beaulieu. Ensuite, il découvre avec tristesse que son frère Abdelkrim traîne avec la « meute » la plus puissante du quartier, menée par leur cousin Tarek. En décembre, son frère s'en prend à Samira, leur sœur, qui aime un « Français », ce qui représente pour lui un affront. Face à la rage de leur fils, les parents ne savent pas comment réagir, et Samira doit se cacher. Saïd, quant à lui, ne comprend pas pourquoi sa sœur ne pourrait pas aimer Kevin puisqu'elle aussi est née en France. Il se trouve ainsi pris au piège entre plusieurs mondes fermés sur eux-mêmes. Et lui-même arrivera-t-il à se sortir de ses propres problèmes?

Brigitte Smadja aborde des problèmes importants de notre société et de son rapport avec la deuxième génération d'immigrés dans son roman destiné aux lecteurs à partir de 11 ans. Il suffit de se laisser porter par le récit de Saïd pour se sentir happé par ce monde fascinant et émouvant, mais pourtant si dur.

Sophie Kuffer

 

Zoé Valdés – "Luna dans la plantation de Café"

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A Cuba pour mémoire

paru dans le quotidien 24Heures le 07 novembre 2003.

Zoé Valdés, Luna dans la plantation de Café, ill. Ramón Unzueta, coll. Giboulées, Gallimard Jeunesse, 2003, 24pp.

Un matin, nous surprenons Luna et Samuel, deux citadins en vacances à Cuba chez leur marraine Mandingue, une dame moineau: c'est ainsi que Zoé Valdés nous emmène dans un monde plein de fantaisie, menacé par l'oubli, à la suite de deux enfants et de leur cousin ailé du nom de Palomito, pour de nombreuses et fabuleuses rencontres.

Par la voie des champs, le trio tombe d'abord sur une petite fille en robe rouge qui les prévient de la menace des Voleurs de Souvenirs. Ces terribles créatures ont le projet de transformer tout le monde en « fantôme sans mémoire ». Ensuite, c'est Calista Caramelle, qui apparaît et disparaît au gré de la pluie et du soleil et leur indique le chemin à prendre pour aller à la plantation dans laquelle sont retenus les paysans privés de mémoire, que les enfants sont les seuls à pouvoir sauver.

Les épreuves se suivent, plus dangereuses les unes que les autres, pour les trois amis dont l'aventure nous enseigne l'importance de la lecture en tant que remède contre l'oublie et la perte d'identité.

Romancière cubaine déjà bien connue des « grands », Zoé Valdés nous offre ici une lecture haute en couleur dans laquelle elle met en avant les maléfices d'un monde trop centré sur le profit et où on ne prend plus le simple plaisir de vivre. Chacun trouvera dans son texte, et dans les illustrations pointues qui l'accompagnent, de quoi satisfaire son imaginaire et son esprit critique.

Sophie Kuffer

 

Erik L'Homme – "Les Maîtres des brisants I, Chien-de-la-lune"

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Un Voyage dans l'espace

paru dans le quotidien 24Heures le 26 mars 2004.

Erik L'Homme, Les Maîtres de brisants I, Chien-de-la-lune, ill. Benjamin Carré, coll. Hors-piste (paru depuis en poche), Gallimard-Jeunesse, 2004, 240pp.

L'action de ce roman d'anticipation pour la jeunesse se situe au cœur de la galaxie d'Eridan, où se trouve le système solaire Drasill. Deux peuples, Nifhell et Muspell, se disputent depuis toujours l'influence sur ses planètes. Chien-de-la-lune est le premier volume des Maîtres des brisants imaginé par Erik L'homme. On y découvre un univers passionnant accessible aux lecteurs à partir de 9 ans. Les protagonistes sont trois ados originaires de Nifhell qui ayant atteint l'âge de 13 ans partent comme la tradition le veut, en stage sur un vaisseau de guerre. Mörgane, novice en divination de l'ordre des Frü Daüda, est entourée de deux garçons, Xâvier, premier de classe en stratégie, et Mârk, apprenti cuisinier. Alors qu'ils n'ont rien en commun, les circonstances font qu'ils deviennent ais. Pris dans une bataille, ils réussissent à sauver in extremis leur capitaine, Vrânken de Xaintraille, grâce à leur courage et leur ingéniosité. Lorsque les adultes perdent espoir, nos héros trouvent une échappatoire: tous ensemble, ils vivent un premier voyage dans l'espace plein de rebondissements et de drames. Tous les ingrédients nécessaires à une grande aventure se concentrent dans Chien-de-la-lune, qui pose le décor de l'intrigue future des Maîtres de brisants.

Pour peu que l'on aime les voyages imaginaires, où l'amitié rime avec survie, on dévore ce roman à « suspense » et l'on est bien obligé de se résigner à attendre la suite, Le Secret des abîmes.

Sophie Kuffer

 

La Dama de Amboto de la Avellaneda – traduction d'une légende basque

La Dama de Amboto – La Dame d'Amboto
Tradition basque par Gertrudis Gómez de Avellaneda

(traduction S. Kuffer, juin 2008)

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La légende basque de La Dame d'Amboto a été publiée pour la première fois dans le Diario de la Marina de La Havane en 1860. C'est probablement durant ses deux excursions au pays basque en été 1858 et 1859 que l'auteur récolte la matière traditionnelle pour ses légendes : La bella Toda (La belle Toda) y Los doce jabalíes (Les douze sangliers), La Dama de Amboto (La Dame d'Amboto) et La Flor del ángel (La Fleur de l'ange).
La Avellaneda revient dans l'île qui l'a vue naître après vingt ans d'absence. Elle va y fonder une revue, El Album de lo Bueno y de lo Bello, dont elle publiera 12 numéros en six mois. Ces employés sont les premiers à être payés… On y lit quelques-unes de ses légendes mais aussi ses articles en défense de l'égalité intellectuelle des femmes…
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Connaissez-vous, chers lecteurs, les pittoresques provinces basques? Si tel est votre cas, vous souvenez-vous du très haut pic rocheux qu'on appelle Amboto, et qui sert de couronne au mont Echaguen? Oh! c'est certain que cette singularité qu'a la cime de porter un nom différent de celui de la montagne dont elle fait partie, vous aura attiré l'attention.
Sachez qu'il existait sur ces hauteurs, il y a de cela bien longtemps - la tradition n'en dit pas plus - , un magnifique château, appartenant à l'illustre famille des Urracas. L'avant-dernier héritier de cette ancienne maison seigneuriale eut de son premier mariage une fille unique, à la beauté remarquable, qu'on appela Maria; et que tous considérèrent, pendant dix ans, comme l'heureuse héritière des riches domaines patrimoniaux.
Cependant, il survint qu'un second hymen inespéré lui donnât, au terme de ces années, un frère robuste et beau, dont la venue au monde annula complètement les droits de Maria, puisque, selon les conditions des biens inaliénables? dans cette famille, ceux-ci ne pouvaient échoir à une femme qu'en absence de succession masculine.
Tel était la mentalité de l'époque de laquelle nous parlons: le sexe faible était déshérité sans pitié, et souvent condamné à la claustration perpétuelle dans un monastère, afin que le représentant viril de la famille n'eût même pas le tracas de lui proportionner une situation acceptable ou une modique pension.
Du moins, Maria Urraca ne fût pas contrainte à un tel sacrifice, en effet, si son bon père l'aimait beaucoup, elle recevait une affection plus tendre encore de la part de son frère qu'il plût au ciel de lui donner. Ce dernier, âgé de dix-sept ans, lorsqu'il perdit les auteurs de sa vie, se vit maître d'une considérable fortune et chef de famille.
Le jeune don Pedro était, en outre, une personne sympathique et aimable, qui méritait à tous égards la première place dans le cœur de Maria. Cependant les gens la jugeaient un peu sauvage et misanthrope, il n'y avait aucun doute quant au fait que le caractère mélancolique de la belle dame la poussait à un isolement volontaire, bien qu'elle vive aux côtés d'un frère respectueux et affectueux.
A vouloir le quitter, elle se fût établie en prenant époux, ce qui ne pouvait lui faire défaut, étant, telle qu'elle était, très gracieuse et vertueuse.  Cependant, elle allait sur ses vingt-huit ans, sans qu'on ne lui soupçonnât jamais une préférence pour aucun de ses prétendants, que ce fût parce qu'il ne s'y trouvait aucun parmi eux qui ne satisfît son ambition, qui aspirât a plus de hauteur; ou que ce fût parce que, à cause d'un orgueil démesuré, rien ne lui suffit sans l'indépendance et la seigneurie de droit naturel pour laquelle elle s'estimait née.
De toutes manières, il paraissait évident que Maria Urraca se rebellait en son for intérieur contre l'injustice des privilèges concédés au sexe opposé, et que dépendre d'un frère cadet, ou d'un vulgaire mari, était pour elle, destinée par le ciel à être libre et puissante, une chose autant difficile qu'humiliante. Tant que c'était ainsi, sa mélancolie et sa mauvaise grâce ne tardèrent pas à se convertir en une forme d'amertume et d'âpreté, de telle manière qu'on considéra comme un triomphe de la part de don Pedro qu'il arrivât à obtenir, un jour, que se prête à prendre part la misanthrope beauté à une joyeuse battue, pour laquelle l'accompagnaient plusieurs nobles amis.
Un matin serein d'automne naissait, lorsque les sons des cornemuses et des trompettes annoncèrent aux habitants de la vallée la sortie des illustres chasseurs, et rapidement se regroupa une curieuse foule pour contempler la brillante cavalcade, au centre de laquelle émergeaient le jeune cavalier don Pedro et sa belle sœur Maria, dirigeant le premier, à force de dextérité, un fougueux coursier de robe ébène, et la seconde un blanc palefroi, docile à sa main délicate.
Cela faisait longtemps que ne brillait pas sur le parfait visage de la noble vierge la vive animation qui, alors, l'embellissait. Mais en l'admirant, il était impossible de ne pas sentir qu'il y avait quelque chose de fébrile dans le regard fulgurant de ses grands yeux bruns, quelque chose de sinistre dans l'expression extraordinaire de sa physionomie enchanteresse.
La battue commence de façon heureuse: rapidement le courage et l'habileté des veneurs(1) se manifestent à travers de nombreux faits, mais aucun ne mérite autant d'admiration que celui de la belle chasseresse qui, de sa main habile, blesse mortellement un sanglier corpulent. Au milieu des vivats qui résonnent de toutes parts, l'animal réunit ses dernières forces et se lance à travers les broussailles, laissant dans sa course un large sillon de sang. Rapide, sa poursuivante lui emboîte le pas, et désirant lui laisser entiers les honneurs du triomphe sur cet ennemi déjà presque moribond, don Pedro ordonne au cortège de se détenir, galopant lui seul à la suite de l'intrépide amazone.
Mais, où se dirige celle-ci? Son cheval blanc, comme possédé par le démon frénétique que fit entrer dans le corps d'Angélica le nigromante que nous dépeint Arioste, paraît se rebeller contre la sublime main qu'il a respectée, soumis, jusqu'à cet instant, et gravissant des pics, évitant des précipices, rapidement il se perd de vue entre les sentiers(2)  et les escarpements.
Cependant, don Pedro galope toujours après sa chère Maria, et disparaît, comme elle, devant la compagnie effrayée, qui a contemplé avec stupéfaction cette étrange course.
Au même moment, et par une coïncidence fatale, une terrible tempête se déchaîne soudainement.
Le firmament se couvre de nuages noirs, qui enveloppent dans leurs sombres plis les cimes des montagnes; les éclaires se croisent comme des serpents de feu; les arbres séculaires plient sous les rafales du vent mugissant; le tonnerre retentit effrayant à travers les monts et les vaux, et tous fuient apeurés, à la recherche d'un abri qui les protègent contre l'ire du ciel.
Les gens du château y rentrent en désordre, croyant que leurs seigneurs s'y trouveront, ils supposent alors qu'ils les ont devancés, mais ce n'est pas le cas. Les plus fidèles des serviteurs sortent donc à leur recherche, malgré l'horreur de la tempête, qui continue, et tous les autres attendent inquiets une heure puis une autre… En vain! La nuit recouvre la terre de ses profondes ombres, et le bien-aimé don Pedro n'est toujours pas de retour à la forteresse de ses aïeux.
Maria arrive alors, seule et échevelée, en ce noble seuil; il suffit de voir la pâleur de son front et l'égarement de son visage, pour conclure de la catastrophe que confirme ensuite ses lèvres balbutiantes. En effet! il ne peut rester aucun doute… Le jeune chevalier a été précipité par son impétueux coursier dans un profond ravin, au bord duquel il devait cheminer un instant pour arriver au château, par le sentier accidenté qu'il avait pris avec sa sœur…
Cette circonstance inexplicable donna de quoi parler aux gens durant de nombreux jours, mais ensuite l'attention générale se fixa uniquement sur la belle héritière du défunt, qui ne tarda pas à se voir assiégée par de glorieux adorateurs.
Maîtresse des domaines fertiles d'une famille opulente, de laquelle elle restait comme unique descendant, Maria de Urraca voit réalisés, enfin, ses rêves délirants qui, peut-être, formèrent son martyr secret. Pourquoi, alors, le rose ne revient pas sur ses joues pâles? Pourquoi le sourire du plaisir a disparu pour toujours de ses lèvres, et le regard de l'innocence heureuse de ses yeux brillants? Une maladie mystérieuse ronge sans doute cette jeune vie…, mais en vain on consulte les plus célèbresmédecins d'Alava, de Guipúzcoa et de Vizcaya: la science est impuissante face à un mal inconnu.

Aucun résultat non plus avec les somptueux banquets; rien avec les divertissements pour lesquels on se réunit au château des monts, le deuil n'étant pas encore terminé. Maria, qui paraît les désirer avec une avidité fébrile, n'arrive jamais à en jouir. Au mieux, au milieu des festins et raouts, l'orgueilleux front de la belle castillane se couvre d'un nuage sombre; ses lèvres se contractent; son regard se trouble; un tremblement inexplicable parcourt ses membres… et alors certains assurent qu'elle tend les mains avec un cri d'épouvante, comme si elle repoussait quelque chose d'horrible, qui viendrait la poursuivre au sein même de son bonheur.
Il arrive aussi qu'elle passe plusieurs jours sans vouloir recevoir personne, évitant ces mêmes distractions qu'elle s'évertue à rechercher en d'autres occasions. Et que fait la jeune femme en ces jours de solitude? Le demander à quelqu'un serait en vain: ses serviteurs se taisent consternés, et tout ce que peut obtenir la curiosité ou l'intérêt affectueux, c'est l'observation du fait que, après ces jours-là, les cernes violacés qui se dessinent avec fréquence autour des yeux de Maria apparaissent plus sombres et profonds; que son affaiblissement s'est fait plus considérable; son regard plus sinistre; sa respiration plus pénible; ses tremblements convulsifs plus fréquents.
Pourtant, les prétendants ne se découragent pas. L'amour peut-il œuvrer de tels prodiges!... L'étrange maladie qui consume Maria se calmerait peut-être et se dissiperait parmi les joies d'un hymen heureux. C'est avec cet espoir flatteur que les aspirants à sa main redoublent d'attentions, accumulent les cadeaux, prodiguent douceurs(3)  et soupirs. Mais, Ay!, lorsqu'ils commencent à croire que le choix de la dame va se décider enfin, se lève, malheureusement pour eux, un jour solennel et mémorable: le triste anniversaire de la mort de don Pedro.
Les domestiques du château se sont vêtus de deuil; messes et prières n'ont cessé dans la chapelle. Maria, cependant, est restée dans son alcôve, plus prostrée et affaiblie que jamais. Ensuite, lorsque la nuit étend son triste manteau, le vénérable chapelain et tous les gens se réunissent pour prier pour le chevalier prématurément mort, dans la même enceinte au sein de laquelle ils attendirent de longues heures inutilement, en ce même jour où ils virent apparaître seule la sœur affligée, présage fatal de l'épouvantable malheur.
Les fidèles serviteurs rendent une commémoration triste de ce moment suprême en pleurant, lorsque soudain s'ouvre avec fracas la porte de la chambre de Maria, et elle se précipite dans la salle, pâle, tremblante, épouvantée, comme un an auparavant, à cette même heure.
Elle n'annonce aucune mort cette fois, mais demande de l'aide contre une hallucination effrayante.
L'insensée se croit poursuivie par celui-là même qui cessa d'exister en une nuit telle que celle-ci.
– Ne le voyez-vous pas? Ne le voyez-vous pas? – crie-t-elle hors d'elle –. Il s'est levé, sanglant du fond de l'abîme, et galope sur son coursier noir, dont la poitrine est traversée de part en part par l'épieu tranchant. Cependant, le coup fut sûr, je le vis rouler avec le cavalier, et j'entendis ce cri, qui retentit longuement dans les entrailles noires du précipice. Que me veut-il, alors, ce fantôme? Comment jaillit de nouveau ce sang honni, pour éclabousser mon front, encore chaud et écumeux? Regardez-le! Le coursier maudit vient sur moi…; le cavalier sanglant tend les bras pour me saisir et m'emmener avec lui dans sa tombe ténébreuse. Non!..., non!..., non!...
Criant de cette façon, la Urraca se lance à l'extérieur des portes du château, et les gens terrorisés peuvent à peine la suivre dans sa course délirante. La tempête mugissait comme pendant l'horrible nuit de la catastrophe; le ciel était déchiré par des éclairs, mais elle courrait sans s'arrêter…, elle courrait fuyant le cavalier sanglant, dont le coursier noir, transpercé par un épieu, galopait aussi, la poursuivant.
Ah! la malheureuse, dans sa folie et en pleine obscurité, elle ne sait pas quel chemin elle suit, mais soudain elle s'arrête, lançant un cri, qui retentit effrayé. Les échos de l'abîme au bord duquel elle se trouve, le lui rendent, comme poussée, malgré elle, par une main invisible.
– C'est ici! - s'exclame-t-elle alors, les cheveux hérissés sur son front livide, qu'illumine un éclaire.
Au même instant, on dirait que le fantastique cheval lance sur elle le cavalier menaçant, et la pauvre Maria, dont l'aliénation mentale atteint son paroxysme, se jette, pour se défaire de lui, au fond du précipice.
Le matin suivant, à la même heure à laquelle on sortit du noir abîme(4)  le cadavre de don Pedro, mis en pièces, on sortit aussi celui de sa sœur, pas moins sanglant et défiguré; mais le peuple se souleva pour demander qu'ils ne reposent pas dans la même tombe. Il voyait, grâce à son merveilleux instinct, la justice du ciel dans un événement dans lequel les nobles amis de la Urraca voulaient seulement reconnaître l'effet fortuit d'une déplorable folie.
La résistance tenace que l'on tenta opposer à l'opinion publique ne servit pas plus qu'à exalter les esprits, et la colère populaire démolit furieusement le château, sans laisser une pierre sur l'autre. Dès lors, la cime qui couronne le mont Echaguen, où cela exista, fût appelée Amboto, ce qui signifie, traduit littéralement, de là jeter, puisqu'en basque on ne connaît presque des verbes que l'infinitif. Prenant ceci en considération, le mot amboto trouve sa vraie traduction dans la phrase: de là a été jetée. Depuis ce moment-là, la tradition ajoute aussi que l'âme de la fratricide rôde errante à travers les entrailles profondes de l'abîme, sortant seulement pour annoncer des désastres.
Les jours où le sommet de la montagne apparaît enveloppé d'épais nuages, les bergers retirent leurs troupeaux, les paysans se réfugient dans les hameaux abandonnant les tâches des champs, et les marins se gardent bien de quitter le port pour se confier aux vagues…, parce que l'on dit que de tels signes annoncent que la dame d'Amboto s'est échappée de sa tombe et vague par là, présageant de malheurs.
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Pour avoir d'autres pistes: http://es.wikipedia.org/wiki/Amboto

NOTES:

1  Les veneurs, monteros en espagnol, organisent la chasse à courre.
2 Vericuetos dans le texte, suivant la définition selon laquelle ce sont des "lieux scabreux au passage difficile" (Denis, Serge, Pompidou, L., …. Dictionnaire espagnol français, Librairie Hachette, Paris, 1968)
3 Ternezas dans le texte, passe de tendresse au singulier à douceurs et propos galants au pluriel!
4 Sima en espagnol veut dire gouffre abîme, Cima reste la cime…

07.05.2010

Le Chemin de Sarasvati – Claire Ubac

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En pleine lecture du Chemin de Sarasvati, je ne peux m'empêcher de partager celle-ci.
Même si "la méchanceté, si haineuse soit-elle, n'a pas le pouvoir de tuer" (p.12), elle rend la vie bien difficile. Naître fille dans l'Inde que décrit Claire Ubac c'est naître maudite. "Il n'y pas de fête pour une fille" (p.12). D'ailleurs s'il arrive quelque chose à cette malédiction, cette bouche à nourrir inutile, par la faute de la mère, qui parle de meurtre?
Les premières pages de ce roman destiné aux jeunes lecteurs dès 11 ans (opinion personnel) dessine le portrait d'une société rurale dure qui n'accepte pas les différences. Dayita, la mère de l'héroïne, est différente aux yeux de sa belle-sœur qui la hait. D'origine inconnue, son éducation, sa beauté et sa noblesse la désigne comme cible des méchancetés, des ignorantes jalouses.
Incapable de céder aux pressions du clan des femmes qui la pousse à tuer sa fille, elle attend le retour de son mari qui, au grand dam, de la tante cobra, accueille son enfant sans distinction de sexe comme une bénédiction.
L'influence des femmes progressistes, qui prône l'éducation, se fait sentir dès le début comme la clé de délivrance de l'ignorance. La grand-mère d'Isaï, l'héroïne, faisait partie du conseil des sages, malheureusement elle a laissé la place à une tante despotique et superstitieuse qui mène la maison d'une main de fer.
Pris au piège de cette ignorance, Isaï, éduquée par sa mère, possède le courage et l'indépendance d'esprit qui la pousse à partir à la recherche de son père.
Accompagnée d'un jeune ami qui la prend d'abord pour un garçon (Des filles à l'école? Pour quoi faire? Les filles, c'est stupide; c'est juste bon à faire la cuisine! (p.61)), elle brave les mille pièges des routes d'Inde, de la ville qu'elle n'a jamais vue, du train et des adultes malhonnêtes et profiteurs à la moindre occasion des plus faibles.
Les chapitres courts, ne dépassant pas 4 pages, permettent une lecture sans fin pour les lecteurs avides, mais aussi un accès facilité pour ceux qui aiment savourer l'aventure soir après soir... La langue de Claire Ubac est belle et sans détour, elle décrit cette Inde comme une amie avec ses qualités, ses aspects touchants et ses défauts.
Une lecture à mettre entre les mains des filles et des garçons! pour prendre conscience de se que peut encore être la vie de ceux qui ne sont pas nés du bon côté du mur.

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Claire Ubac, Le Chemin de Sarasvati, Médium, L'école des loisirs, 2010, 288p.

30.04.2010

Grâce et dénuement – Alice Ferney

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Citations
La vie ne suffit pas!

"Je crois que la vie a besoin des livres, dit Esther, je crois que la vie ne suffit pas. (...) Va voir les enfants, concéda la vieille avec humeur, ils feront comme ils veulent. Elle avait craché dans le feu en jurant : Gadjé! Les petits Gitans couraient autour du pommier. (...) Elle étendit une couverture au pied du pommier. Les yeux noirs des enfants se tournèrent vers la vieille. Angéline fit un signe incompréhensible. Esther fouilla dans un grand carton plein de livres. Les petits s'assirent les uns après les autres à côté d'elle. Elle ne comptait que sur le pouvoir des livres pour les apprivoiser." (p.42-43)

Le pouvoir des livres!

"Esther étendit la couverture sur le trottoir (...). Ils s'assirent en se battant un peu, se poussant du coude, disant Je vois pas, partant de l'autre côté, essayant de se rasseoir plus près. Elle les installa, les petits à côté d'elle, les grands juste derrière. Et elle commença à raconter l'enfance de Babar. Elle lut comme jamais elle ne l'avait fait, (...): elle lut comme si cela pouvait tout changer. (...) Entre deux pages elle apercevait les visages sérieux des enfants. Ils étaient concentrés, inatteignables. Elle lut avec de la tendresse pour eux et de la foi dans les histoires. Et elle n'avait ni crainte ni question, est-ce que c'était artificiel, utile, naïf, stupide, de venir ainsi, sans prévenir, sans demander pour lire des histoires à des enfants. (...) Le monde était évanoui, et morte ainsi sa dureté, et le froid des jours d'automne oublié lui aussi. " (p.48)

Alice Ferney réussit avec ce roman à présenter la lecture comme lien entre les êtres, entre celle qui lit et ceux qui écoutent, mais aussi entre celle qui sait lire et ceux qui ne savent pas, entre celle qui vit dans la société et ceux qui vivent malgré la société qui aimerait qu'ils n'existent pas. On rencontre à travers ces très belles pages, des enfants hypnotisés par la lecture des histoires, qui se construisent un peu plus grâce à elles, des pères dans le dénuements qui ne savent comment exprimer leurs sentiments les plus intimes, mais surtout des FEMMES : leurs désirs, leurs craintes, leurs bonheurs, leurs raisons de vivre, leurs malheurs, leur dénuement, leur fin.

Alice Ferney, Grâce et Dénuement, roman, Babel, Actes Sud, 2009 (éd. orig. 1997).

 

Contes des 1001 portes au Pois-Chiche


podcast
(Souad Massi)
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Samedi 8 mai à 20h30

Nasma Al'Amir conte

ses contes des femmes de l'Or Riant
et les Vendredi 4 et Samedi 5 juin à 20h30
ses contes des Contes de Gourmandises
au
Café théâtre du Pois-Chiche
Av. de Morges 119
1004 Lauanne
021 624 02 33
Entrée libre et Chapeau
Autre Actu:
Dimanche 2 mai à 17h00 sur Espace2
"Dans les bras du figuier"
de Sonia Zoran avec Nasma Al'Amir.

12.02.2010

Viviane Pavillon

Viviane.jpgViviane Pavillon en chanson

Actrice et maintenant cantatrice, Viviane nous fait découvrir sur sa page myspace ses textes qu'elle interprète accompagnée de sa guitare sèche, pas autant que le gosier avant l'apéro!

Imagées avec des mots pleins d'humour faussement innocents, les ballades de Vivi nous font sauter dans la vie à pieds joints.

D'une question, "l'homme est-il fait pour vivre en colocation", Viviane nous invite à écouter son penchant pour une vie pleine, faite de hauts, "Une valse avec toi", d'amour, de sexe, de plaisir, "Le bon coup", d'ivresse et d'excès, preuve que l'on existe, "L'alcool", et de bas insomniaques, "Morphée". A déguster avec délice!

Coups de coeur pour cette artiste de nos contrées enneigées.

 

29.01.2010

Voyage intense dans la poésie de la femme

Le Coeur cousu, un livre à mettre dans les mains de toutes les femmes!

Lecture magnifique, poétique, entre les lignes du réel fantastique. Histoires de femmes, de famille, d'une tradition lourde à porter, d'un cycle qui se termine enfin. Carole Martinez nous dessine une Espagne du début du XXe, au service d'un grand propriétaire, à la solde de nombreuses superstitions, traditions, bouillonnante aussi de nouvelles idées, passeront-elles?. Les femmes de la famille de Frasquita sont les gardiennes d'une boîte mystérieuse qui offre son destin à chacune d'entre elles. Ce don n'est pas sans conséquences et chacune se fraye un chemin à travers le labyrinthe de la vie et de ses épreuves. Poser les mots sur une feuille, terminer le conte fantastique... l'oeuvre de la dernière des filles nous permet de partager ce voyage aux couleurs du sud, du désert et de la vie intense, pleine, belle mais aussi cruelle.

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19.01.2010

PACAMAMABO au Petit Théâtre

De retour de la première de Pacamambo au Petit Théâtre de Lausanne.

Sous le choc, sous le charme du texte, de Wajdi Mouawad qui pousse chacun vers ses souvenirs, ses sentiments, ses peurs, ses deuils. L'injustice de perdre un être que l'on aime plus que tout au monde, la réponse de la mort "La mort c'est la vie, la vie c'est la mort".

Que retient un enfant de ce qu'il aura vu, entendu quand le sujet que l'on traite est aussi prenant, mystérieux, grave que la mort d'un être que l'on aime?

On ne peut dire à quel moment de sa vie chacun est prêt à être confronté au texte de Pacamambo. La vie, la mort ont des chemins destinés à nous tous. Pour certains enfants, il peut être intéressant d'accompagner le texte d'une discussion préalable pour pouvoir l'explorer, l'expliquer, le découvrir et par dessus tout l'apprécier pleinement.

Je ne peux dire, grands et petits courrez-y! Que chacun sache s'il a se sent prêt à se tenir face à la mort à laquelle on a tous "deux mots à dire"!

Je peux dire sans doute aucun que le texte de Wajdi Mouawad mérite que l'on s'y plonge avec passion.

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PACAMAMBO
DE WAJDI MOUAWAD
PAR FRANÇOIS MARIN

DU 20 JANVIER AU 7 FEVRIER 2010
(extrait du site du Petit Théâtre)
Julie a un secret qui n’appartient qu’à elle.
Pour qu’il reste vivant et beau, elle va nous le raconter. Dans son histoire, il y a ceux qu’elle aime le plus au monde : sa grand-mère Marie-Marie et Gros son chien. Mais il y a aussi  la lune. C’est à cause d’elle que tout est arrivé, elle a emporté sa grand-mère au pays de Pacamambo. Alors Julie va entreprendre un voyage étrange et frissonnant pour la rejoindre.

Auteur associé du Festival d’Avignon 2009, Wajdi Mouawad,  né au Liban, vivant au Québec est l’un des écrivains phares du théâtre francophone. Avec Pacamambo, il a écrit un conte pour petits et grands sur le mystère de la mort…
Pacamambo sera mis en scène par François Marin dont on connaît la sensibilité et le goût des belles écritures et réalisé dans les décors épurés d’Elissa Bier et les lumières sensuelles de William Lambert.

Pour en savoir plus sur l'auteur

Références du texte

Pour lire le texte

17.01.2010

Passe-Muraille d'Hiver

LE PASSE-MURAILLE N° 80 – Metin Arditi l'homme orchestre décembre 2009

Avec un peu de retard, je vous propose le sommaire du dernier Passe-Muraille qui recèle de nombreuses nouveautés. Merci à toute l'équipe pour sa fidèlité lors des séance d'envois en nombre! Jetez un coup d'oeil page 9... et un coup de coeur page 12!

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– Page 1 –

INÉDIT – Apprentissage cosmopolite par Metin Arditi

– Page 2 –

suite...

– Page 3 –

ENTRETIEN AVEC METIN ARDITI – Grâce rendue à l'artiste propos recueillis par Jean-Louis Kuffer

LUKAS BÄRFUSS – Au coeur des ténèbres humaines par Matthieu Ruf

– Page 4 –

LYDIE SALVAYRE – Portrait d'un homme blessé par Jean Perrenoud

BRAD KESSLERLes oiseaux tombés du ciel par Claire Julier

– Page 5 –

MAURICE CHAPPAZComme une lettre du Paradis par Jean-Louis Kuffer

STEVEN CARROLLLe charme discret d'un conteur par Claude Amstutz

ANNE DELAFLOTTE MEHDEVIUn parfum d'antan par Claire Julier

– Page 6 –

NICOLAS VERDANLa saga de Corbu le visionnaire par Bruno Pellegrino

DANIEL DE ROULETLe Bourdon de l'apiculteur par Jean Perrenoud

CATHERINE O'FLYNNHumour noir par Claude Amstutz

Page 7 –

SANDRINE FABBRI – Une enfant dans le noir par Rose-Marie Pagnard

ANA CLAVEL – Les violettes sont les fleurs du désir par Claude Amstutz

– Page 8 –

MARIE N'DIAYE – Feux livides et rêves brûlants par Hélène Mauler

L'EPISTOLE – Lettre à un vieil ami par Matthieu Ruf

– Page 9 – NOUVEAUTE DANS LE PASSE-MURAILLE, PAGE LITTERATURE JEUNESSE

LES ENFANTS QUI LISENT SONT DANGEREUX – CLAUDE PONTI – Un drôle de conte initiatique par Nasma Al'Amir

Voyage dans le temps et l'espace par Sophie Kuffer

PM80_p9.pngBEA DERU-RENARD, Sophie au temps des Cerises

BAHIYYIH NAKHJAVANI, La Fleur du mandarin

MERCE LOPEZ, L'Enfant qui mangeait des margouillats

MERVYN PEAKE – Encres et légendes (Exposition jusqu'au 14 février à la Maison d'Ailleurs d'Yverdon)

– Page 10 et 11 –

INEDIT – La Poupée Bellmer par Jacques Roman

– Page 12 –

L'ECHAPPEE – Les Epoux, L'Autre suivi du Roi du village par Daniel VuatazVuataz2.jpg

14.01.2010

La Douane volante - François Place

Place_douane_volante.gifLa Douane volante, François Place, Gallimard Jeunesse, 2010, 337p. très bon lecteur dès 13-14 ans

A la veille de la première Guerre, Gwen est un jeune garçon mis à l'écart de sa communauté. Contrairement à son père, perdu en mer, il n'a pas le pied marin et se retrouve apprenti rebouteux auprès du vieux Braz. Nous avons à peine le temps de nous acclimater à la Bretagne du héros, qu'il est emmené de manière tout à fait fantastique par l'Ankou, l'homme de la mort...

Gwen se réveille alors sur une plage brumeuse, accueilli par un garde-côte qui le prend sous son aile l'arrachant aux mains de "la douane volante", il découvre un monde étrange comme ancré dans le passé.

Dans cet univers dur et parfois cruel, Gwen grandit et se construit. D'apprenti rebouteux à l'âme sensible aux souffrances d'autrui, il deviendra, sous la coupe de Jorn, un médecin à la mode du XVIIe. Une fois, adulte, il retrouvera la force de chercher le chemin qui mène à sa Bretagne natale. Il n'appartient pas à ce monde malgré tout.

Il trouvera la porte de sortie en pleine mer de Kraken! Entre réalité et au-delà, la frontière est mince et l'auteur nous laisse voyager d'un monde à l'autre.

Quête initiatique, sur le chemin de l'âge adulte, comment s'arracher aux griffes d'un maître qui malgré tout ne lui veut pas que du mal, comme un parent incompréhensif et dur mais sur qui l'on peut compter au final. L'amitié, la découverte de l'amour, du désir... et ceci, au coeur d'un tableau flamand, de ses canaux, des ses maisons hautes, de ses landes sauvages et brumeuses.

François Place signe-là une oeuvre étrange et mystérieuse qui accroche le lecteur curieux et attiré dans les méandres de ce monde au-delà de la mer.

21.10.2009

Le Passe-Muraille d'automne est là

Je suis très fière d'annoncer la sortie du Passe-Muraille n°79, Magnifique Ella Maillart – octobre 2009

Mis en page à la vitesse grand V - imprimé sans plus attendre - toute l'équipe de la rédaction plus quelques fidèles alliés disponibles se préparent à le mettre sous pli pour mieux l'envoyer aux lecteurs impatients (j'espère).

PM79.jpgSOMMAIRE DU PASSE-MURAILLE n°79 OCTOBRE 2009

 

– Page 1 –

INÉDIT – Magnifique Ella Maillart par Charles-Henri Favrod

– Page 2 –

RECUEIL INÉDIT – Dans le Far-Est nippon par René Zahnd

AUTOUR D'ELLA MAILLART – A la chapelle Sainte-Barbe

– Page 3 –

PIETRO CITATI – Grandeur du dilettantisme par Fabio Ciaralli

MICHEL VIGNARD – Une vie de chien par Claire Julier

GÉRARD OBERLÉ – Le maître de Montaigne

– Page 4 –

NOËLLE REVAZ – Dangereuses liaisons par René Zahnd

PASCAL JANOVJAK – Disparaître pour se découvrir par Janine Massard

– Page 5 –

COLUM MCCANN – Vertiges et prodiges de l'humanité funambule par Claire Julier

PASCAL QUIGNARD – Au fond des mots

ABDOURRAHMAN A. WABÉRI – Frères ennemis

– Page 6 –

REYNALD FREUDIGER – Tribulations d'un fils de p… par Bruno Pellegrino

JOËLLE STAGOLL – Du train ou vont les gens par Pierre-Yves Lador

DANIEL ABIMI – Romand noir

METIN ARDITI – Kaléidoscope du souvenir

Page 7 –

RAFIK BEN SALAH – Quelles nouvelles de l'étranger par Janine Massard

HOMMAGE – Jacques Chessex en son Monumentum par Jean-Louis Kuffer

– Page 8 –

DAVID FAUQUEMBERG – L'absurde chant du monde par Bruno Pellegrino

JEAN-FRANÇOIS THOMAS – Les auteurs romands en quête d'Outrepart par Pierre-Yves Lador

ERIC HOLDER – Holder à cran

– Page 9 –

JAYNE ANNE PHILLIPS  – Poliphonie chorale par Claude Amstutz

PHILIP ROTH – Le Blues de Zuckerman

– Page 10 –

CARLOS RUIZ ZAFON – Un thriller fantastique en noir et rouge par Hélène Mauler

MARIE-HÉLÈNE LAFON – Deux cœurs simples en France profonde par Jean-Louis Kuffer

– Page 10 –

CARNET NOMADE – LIEVE JORIS – Objet de curiosité par René Zahnd

– Page 12 –

INÉDIT – Le Vertige Calaferte par Antonin Moeri

Commandez-le!

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20.10.2009

Le Passe-Muraille d'été...

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Pour commander le n° 78 du Passe-Muraille, « Claude Frochaux iconoclaste » – JUILLET 2009

SOMMAIRE 78:

Inédits:

Claude Frochaux, L'Homme achevé ou la fin des rêves

Entretien avec Claude Frochaux par Jean-Louis Kuffer

Françoise Ascal, Un désir d'aube

Miroslav Fismeister, Dans la ville au bout de la ville

Lettres Romandes:

Julien Burri, Comme un Pinocchio malmené par Bruno Pellegrino

Blaise Hofmann, Mortelle randonnée… et plus si affinités par Jean-Michel Olivier

Jil Silberstein, Dans la nuit étoilée par Patrick Vallon

Jean-François Sonnay, Au coeur de l'opacité africaine par René Zahnd

Autres Horizons:

Andrzej Stasiuk, Andrzej Stasiuk, un merle blanc par Bertrand Redonnet (à propos de...)

La Bibliothèque Nomédienne par Jean-François Thomas

Cesare Pavese, Le métier de mourir par Jean Perrenoud

Owen Sheers, Des loups dans la nuit anglaise par Bruno Pellegrino (en anglais)

Alice Tawhai, Le miracle derrière les apparences par Claire Julier

Matthias ZschokkeLe seul sens des petits riens par Laurence de Coulon

Chronique:

Jalel el-Gharbi, Sous la lumière de Chebbi

07.09.2009

Une Bonne nouvelle!!!

Image 1.pngLes Passagers du Vent... sont de retour! Avis à tous les fans!!! d'histoire, de bande-dessinées...

N'ayant pas encore été en contact avec ce nouvel album...

Je saute sur l'occasion de propager la bonne nouvelle.

Visitez le site officiel et découvrez-y la bande annonce!

 

07.05.2009

Le mois de mai au Passe-Muraille!

 

Retrouvez la riche plume
du Passe-Muraille
et voyagez avec elle à
travers son dernier livre:
PS249_KUFFER_RichesGD.jpg
Jean-Louis KUFFER, Les Riches Heures (Blog-notes 2005-2008) , L'Age d'Homme, 2009. (Commandez-le ici!)

Ce recueil, établi à la demande de Jean-Michel Olivier, directeur de la collection Poche Suisse, rassemble une partie de mes Carnets de JLK, blog littéraire ouvert sur la plateforme HautEtFort en juin2005. Proposant aujourd’hui quelque 2000 textes, dans les domaines variés de la littérature et des arts, de l’observation quotidienne et de la réflexion personnelle, entre autres balades et rencontres, ces Riches heures de lecture et d’écriture s’inscrivent dans le droit fil des carnets manuscrits que je tiens depuis une quarantaine d’années et qui ont déjà fait l’objet de deux publications: Les Passions partagées(1973-1992) et L’Ambassade du papillon(1993-1999).

En outre, ces Carnets de JLK illustrent les virtualités nouvelles, et notamment par le truchement de l’échange quotidien avec plusieurs centaines de lecteurs, de cette forme de publication spontanée sur l’Internet, qu’on appelle weblog ou blog.

Dans l’univers chaotique qui est le nôtre, où le clabaudage et la fausse parole surabondent, ces carnets se veulent, au-delà de toutes les préventions de méfiance ou de mépris, la preuve qu’une résistance personnelle est possible à tout instant et en tout lieu pour quiconque reste à la fois attentif à la rumeur du monde et à l’écoute de sa voix intérieure. À l’inattention générale, ils aimeraient opposer un effort de concentration et de réflexion au jour le jour, ouvrant une fenêtre sur le monde.

Fière de son PAPA!

 

DEMANDEZ LE NOUVEAU PASSE-MURAILLE:

 

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NOTRE SITE EST EN CONSTRUCTION:

 

LE NOUVEAU NUMÉRO DU PASSE-MURAILLE

EST SORTI DE PRESSE!!!

 

NOTRE STAND au SALON INTERNATIONAL DU LIVRE ET DE LA PRESSE

 

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AU SOMMAIRE DU NUMERO 77:

INÉDIT

Alain Gerber

(RE)DÉCOUVERTES

Gesualdo Bufalino, Pierre Girard, Lucien Suel

AUTRES HORIZONS

Jonathan Coe, Daniel Kehlmann, Charles Lewinsky, Torgny Lindgren, Ludmila Oulitskaïa, Salman Rushdie

LETTRES ROMANDES

Frédérique Baud Bachten, Pierre Béguin, Jean-Yves Dubath, Anne Brécart, Pascal Kramer, Thierry Luterbacher, Gustave Roud et ses amis Georges Nicole et Marcel Raymond.

CHRONIQUES

Jalel ElGharbi (http://jalelelgharbipoesie.blogspot.com/), Pascal Janovjak

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NOTRE SITE EST EN CONSTRUCTION:

12.03.2009

Au travail, nouvel orthographe surréaliste

 

 


"HPIM3044.jpg... Je savais que vous aviez de l'intelligence, mais je constate aujourd'hui que vous avez appris à l'utiliser."

trad. de Chesterton, Les Arbres de l'orgueil. Vendredi 13 Février 2009

 

 

 

"Cette surprise n’était que le prélude d’une seconde surprise qui l’étonna encore bien davantage."

Id., La Queue du renard. Vendredi 13 Mars 2009.

 

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En composant un texte, la relecture amène des surprises au correcteur:

 

Le édbut, déf., n. m.:bg_1.jpg

"Fascinant édbut, si fougueux,

si indomptable, tel un mustang sauvage:

cet animal rue et piaffe si fort qu'il s'emballe avant même le début du rodéo.

Impossible à monter, car il commence avant le début.

Chevauchez un édbut, et vous aurez vaincu le temps!" (Février 2009)

 

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     A LIRE A HAUTE VOIX    
    
Fragment de poème d'un auteur en bisbille avec sa machine à écrire
Nno, tosu les homems ne snot pas des guojtas,
Ma chrèe enfnat, croyze-mio, je vousen rpie,
L'affcetoin qeu j'époruve à vorte égrad
Est la puls prue qui soti, mon cuoer ne saurati
Mentri ; je ne pexu que le suvire et c'est bine
Vers vosu qu'li me possue ! Ma fuogue est telel
Equ j'ércis n'improte commnet, vueillez
M'en ecxuesr, ou seriat-ce ma mchaine
Qui n'oébit pas à ems dogits ?
Devrisa-je Retounerr à mno lexiqeu ?
Un ne sufifra pas,
Il m'en fuadra ... dix - dixleixuqes ...

 

01.03.2009

Calligraphie du coeur

Ghani_BisIllahOttoman.jpgAvec le retour du soleil et des premiers bourgeons accompagnés de l'odeur de la terre humide, nous a éclairé de la lumière de son sourire Ghani Alani (voir interview: http://www.unelucioledansloreille.ch/index2.htm) qui nous a dédié deux jours magnifiques à l'initiation à l'art de "rendre beau l'écrit", art universel.

Parcours, en deux jour, de quelques notions de calligraphie arabe afin d'exercer notre regard et nos poignets, instruments de nos esprits qui se délient.

Quelques exemples de Ghani du Bism 'Illah al-Rahmân al-Rahîm (Au Nom de Dieu Le Clément Le Miséricordieux)

Ghani_BismIllahAndalous.jpg- gauche: exemple du style ottoman, en hauteur

- droite: exemple du style andalous, tout en rondeur

 

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- centre: exemple de style persan, suivant l'horizon et l'abstraction

ANECDOTE de Ghani Alani:

Petit, on lui disait que les Sabéens adorait le Diable. Quelle chose bien étrange! Curieux de découvrir la raison du penchant démoniaque de ses voisins, Ghani fit une visite à l'un deux, artisan au bord du Tigre à Baghdad.

– Est-ce vrai que vous autres adorez le Diable? Quelles raisons peut vous y pousser… Ne le craignez-vous donc pas?

– Oui, bien sûr, nous le craignons comme tout le monde… Mais nous l'adorons pour qu'il nous fiche la paix!

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Le Calame, un roseau taillé de la main du calligraphe qui peut le suivre des années durant.
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Ghani `Alani sur Espace2, Chroniques Parfum d'Orient!

 

26.02.2009

Una Anécdota de la vida de Cortés – Chapitre II

 

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II.


Les premières lueurs de l'aube annonçaient une magnifique journée d'hiver, comme on n'en connaît que sous le ciel de l'Equateur, (et) tous les habitants de l'endroit où campait l'armée conquérante, sortaient, curieux, de leur modeste demeure afin de contempler les guerriers de l'Orient (comme ils les appelaient), qui en pleine action, dont on ignorait le motif, couvraient les quelques rues du village, qui débouchaient toutes sur une unique place, sur laquelle apparut, enfin, un peloton de cavalerie à fière allure.
La foule, attirée par la nouveauté du spectacle, réussit à se glisser entre les soldats, et depuis les tourelles du teócali, ou temple, qu'elle envahit en peu de temps, et depuis les toits des quelques maisons avoisinantes, les regards scrutateurs se tendirent vers les environs de la place, désireux de découvrir quelle était la raison de l'attitude belliqueuse des espagnoles, préparés, apparemment, à quelque acte d'importance qui devait avoir lieu à cet endroit.
En effet, un étrange et nouvel objet attira le regard curieux de la foule. La potence avait été dressée durant la nuit au centre de la place!
D'instinct, les habitants d'Acala frémirent. Ils se hâtèrent de quitter tours et terrasses, quelques-uns, effrayés, fuirent se cacher dans les montagnes.
Pendant ce temps, sur le parvis du teócali où l'on voyait encore les décombres de l'autel détruit du dieu Huitzilpochtli, s'installaient confortablement, prêtes à profiter à leur aise de la terrifiante scène dont allait être le théâtre cette enceinte, deux gracieuses femmes, aucune plus âgée que trente ans. Vêtues, toutes deux, à la mode espagnole, il était aisé de reconnaître que ce costume n'était pas habituel à l'une d'elle. Le teint de sa peau, les traits de sa physionomie, ses mains et ses pieds menus et sa prononciation tronquée du castillan, indiquaient clairement son origine indigène. La seconde était une andalouse aux yeux noirs arabes, qui - à l'occasion du spectacle dont elle allait être témoin - se remémorait avec plaisir les autodafés et les corridas de taureaux, délices des premières années de sa jeunesse. (à suivre…)